Dès le 4 février arrivera TOUCHER sur AMI-télé, une série documentaire audacieuse qui aborde avec franchise une réalité largement entourée de tabous dans notre société : la sexualité des personnes en situation de handicap.

Encore aujourd’hui, un préjugé tenace laisse croire que les limitations physiques effacent les désirs. Toucher renverse cette vision en donnant la parole à six adultes en situation de handicap qui rappellent que la sexualité est un besoin humain fondamental et universel.

Réalisée par Vanessa Boisset et produite par Avanti-Toast en collaboration avec AMI-télé, la série propose une immersion sensible dans la réalité de personnes pour qui le recours à l’assistance sexuelle représente parfois l’une des rares avenues possibles pour explorer l’intimité.

À travers des témoignages francs et profondément personnels, les participants se confient sur leurs envies, leurs relations affectives, les obstacles qui compliquent l’accès à une vie sexuelle épanouie et les motivations les ayant poussés à faire appel au service d’assistance sexuelle. La série donne aussi la parole à leurs proches ainsi qu’aux assistantes sexuelles qui les accompagnent.

Chaque épisode de la série, diffusée les mercredis à 21 h, est enrichi par l’éclairage de spécialistes issus de différents horizons, notamment en droit, en santé et en éthique, afin de mieux comprendre les enjeux légaux, sociaux et politiques liés à cette question délicate.

« Par le biais de ses productions originales, AMI-télé vise à refléter toutes les facettes de la vie des personnes en situation de handicap. Leur intimité et leurs besoins fondamentaux en font partie. Avec la série Toucher, nous proposons d’ouvrir une conversation nécessaire et trop longtemps évitée », souligne Isabella Federigi, vice-présidente, Développement de contenu et Programmation d’AMI-télé.

La série soulève également un débat de société majeur : au Canada, l’assistance sexuelle demeure illégale, contrairement à certains pays, comme la Suisse et les Pays-Bas, où elle est reconnue et encadrée. En exposant ce contraste, Toucher invite à réfléchir au chemin qu’il reste à parcourir pour mieux concilier inclusion et droits sexuels.

RÉSUMÉ DES ÉPISODES

Épisode 1 – Déconstruire les préjugés et lever le tabou
Diffusion : Mercredi 4 février à 21 h
Marc-Olivier n’avait jamais fait l’amour jusqu’à ce qu’il fasse appel à une assistante sexuelle à l’âge de 25 ans. Lors de ces rencontres, il oublie sa condition physique et son fauteuil roulant n’est plus de l’équation. Il est un homme, tout simplement.

Épisode 2 – Femmes en situation de handicap: une sexualité plus à risque
Diffusion : Mercredi 11 février à 21 h
Pour vivre sa sexualité, Joanie-Marika, une personne sourde et handicapée, utilise les applications de rencontre, s’exposant ainsi à des abus. Ce qui pourrait être évité si elle avait accès à des services encadrés et à un travailleur du sexe qualifié.

Épisode 3 – Renouer avec sa sexualité après un accident
Diffusion : Mercredi 18 février à 21 h
Sébastien avait une vie sexuelle épanouie. Après avoir perdu l’usage de ses jambes dans un grave accident d’auto, il a validé ses capacités sexuelles auprès d’une assistante sexuelle. Aujourd’hui en couple, il vit une sexualité active, bien que différente.

Épisode 4 – Prêts à tout pour le bien-être de leur fils
Diffusion : Mercredi 25 février à 21 h
À 23 ans, Alek souhaitait explorer sa sexualité. Ses parents ont accepté de l’accompagner dans sa démarche d’avoir recours à une assistante sexuelle. Pour eux, il est primordial qu’il puisse s’épanouir sexuellement et développer son estime de soi.

Épisode 5 – Tomber en amour avec son assistante sexuelle
Diffusion : Mercredi 4 mars à 21 h
Tristan fait appel à une assistante sexuelle pour combler son besoin d’intimité et briser sa solitude, en rêvant d’avoir un jour une amoureuse. Pour cet homme lourdement handicapé, ces rencontres ont un effet apaisant, tant sur le plan physique que psychologique.

Épisode 6 – À quand une reconnaissance des besoins sexuels ?
Diffusion : Mercredi 11 mars à 21 h
Dans certains pays, le recours à l’assistance sexuelle est reconnu comme un droit ou même un soin remboursable. Au Canada, c’est criminel. Que faudrait-il pour faire évoluer la loi et décriminaliser ce service pour les personnes en situation de handicap ?